Aliments mauvais pour les cheveux : ce qu’il vaut mieux éviter

03 septembre 2026

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Sommaire

Cet article a un objectif purement informatif et ne constitue pas un conseil nutritionnel. Les informations présentées ne remplacent pas l’avis d’un professionnel de santé ou d’un(e) diététicien(ne). En cas de doute sur votre alimentation ou de problèmes capillaires persistants, consultez un médecin.

L’essentiel à retenir

  • Le sucre raffiné en excès favorise une inflammation chronique qui perturbe le cycle de pousse des cheveux.
  • Les graisses saturées et trans fragilisent la microcirculation du cuir chevelu.
  • L’alcool entraîne des carences en zinc et en vitamines B, essentiels à la fibre capillaire.
  • Les aliments ultra-transformés appauvrissent l’apport en micronutriments nécessaires au follicule pileux.
  • Certains grands poissons (espadon, requin, marlin) concentrent du mercure, un contaminant dont l’ANSES recommande de limiter l’exposition.

Quand les cheveux ternissent ou tombent, on pense rarement à son assiette. Pourtant, ce que vous mangez influence chaque follicule, discrètement mais bien réellement. Plusieurs aliments du quotidien installent un terrain qui affaiblit la fibre ou freine la repousse. Voici ce qu’en disent les autorités sanitaires et les travaux en nutrition.

Le sucre raffiné perturbe le cycle de pousse des cheveux

Pris en trop grande quantité, le sucre raffiné entretient une inflammation chronique. Résultat : les follicules s’affaiblissent et la phase de chute s’étire.

À chaque prise, les sucres rapides provoquent un pic d’insuline. Répétés jour après jour, ces pics nourrissent une inflammation de bas grade. Or le follicule pileux compte parmi les tissus qui se renouvellent le plus vite dans le corps : il encaisse donc les déséquilibres nutritionnels avant bien d’autres. Sodas, confiseries, gâteaux industriels, pain blanc : voilà les principaux coupables.

Bonne nouvelle : les remplacer par des glucides complexes comme les céréales complètes, les légumineuses ou le riz semi-complet reste simple à tenir au quotidien, et votre cuir chevelu y gagne vraiment.

Les graisses saturées et trans fragilisent le cuir chevelu

En excès, les graisses saturées et trans abîment la microcirculation du cuir chevelu. Les follicules reçoivent alors moins d’oxygène et de nutriments qu’il ne le faudrait.

On trouve les acides gras trans dans certaines margarines dures et beaucoup de plats industriels ; ils rigidifient les membranes cellulaires. Ajoutez-y une bonne dose de graisses saturées, du côté des charcuteries grasses et des fritures, et la vascularisation du cuir chevelu commence à souffrir. Or un follicule mal irrigué finit par produire un cheveu plus fin, plus cassant.

Misez plutôt sur les graisses insaturées : celles de l’huile d’olive, ou des petits poissons gras comme la sardine et le maquereau. Elles entretiennent l’irrigation du cuir chevelu et la vitalité des follicules.

Alcool et zinc : une rivalité qui se lit sur le cheveu

L’alcool gêne l’assimilation du zinc et des vitamines B. Deux nutriments qui pèsent pourtant directement sur la solidité et la croissance du cheveu.

Bu régulièrement et en quantité, l’alcool creuse des carences par plusieurs voies : il perturbe l’absorption intestinale, accélère l’élimination de certains minéraux et déshydrate durablement. Le zinc et les vitamines du groupe B figurent en première ligne. Comme le rappelle Ameli.fr, le zinc soutient à la fois le système immunitaire et la croissance cellulaire, deux mécanismes au cœur du renouvellement du follicule. À cela s’ajoute son effet diurétique : la déshydratation qui suit rejaillit sur la fibre, qui devient terne et cassante.

Table avec aliments néfastes pour les cheveux : sucre raffiné, alcool, plats industriels et grand poisson

Les aliments ultra-transformés appauvrissent l’apport en micronutriments

Riches en calories mais pauvres en micronutriments, les aliments ultra-transformés affament peu à peu les follicules des vitamines et minéraux qui les font tourner.

Plats préparés, snacks industriels, soupes en sachet : la recette fait la part belle aux additifs, aux conservateurs et aux arômes, beaucoup moins aux vrais nutriments. Prenez le zinc, qu’on puise dans la viande, les légumineuses et les fromages : un régime ultra-transformé peine à le fournir. Une poignée de noix de cajou en apporte environ 3 mg, là où un plat industriel de même poids n’en offre souvent qu’une miette. Même histoire pour la vitamine B9, qu’on trouve dans les légumes à feuilles vertes, le foie ou le germe de blé. Ces micronutriments alimentent directement la division cellulaire des follicules. Pour prendre soin de vos cheveux jour après jour, notre guide sur les astuces pour des cheveux brillants et soyeux réunit d’autres leviers faciles à adopter.

Certains grands poissons concentrent du mercure

Espadon, requin, marlin : ces grands prédateurs concentrent tant de méthylmercure que l’ANSES conseille d’en limiter fortement la consommation, voire de s’en passer.

Le méthylmercure s’accumule chez les grands poissons situés en bout de chaîne alimentaire. L’ANSES recommande d’éviter l’espadon, le marlin, le requin et la lamproie, et de s’en tenir à deux portions de thon par semaine. À forte dose, le mercure vient perturber certains processus cellulaires, dont la fabrication de la kératine. Pour profiter des oméga-3 sans courir ce risque, tournez-vous vers les petits poissons gras : sardines, harengs, maquereaux. Et si vous voulez savoir quels actifs renforcent vraiment la fibre, notre article sur les produits à la kératine pour les cheveux en détaille le fonctionnement.

Non, l’assiette ne fait pas tout pour la santé des cheveux, mais on l’oublie trop souvent. En espaçant les sucres raffinés, les graisses trans, l’alcool et les produits ultra-transformés, vous offrez au follicule le terrain nutritionnel dont il a besoin pour se renouveler. Ces petits changements, faciles à tenir, profitent au passage à votre peau et à votre énergie. Reste un garde-fou : si la chute s’installe malgré tout, prenez rendez-vous avec un dermatologue ou votre médecin. L’alimentation n’explique pas tout, et des causes hormonales, génétiques ou médicamenteuses valent parfois qu’on s’y penche.

Questions fréquentes

Quels aliments sont les plus mauvais pour les cheveux ?

Les aliments les plus néfastes pour les cheveux sont ceux qui créent des carences ou une inflammation chronique : sucres raffinés en excès, graisses trans (margarines dures, fritures industrielles), alcool, et aliments ultra-transformés pauvres en micronutriments. Les grands poissons prédateurs (espadon, requin, marlin) sont également déconseillés en raison de leur teneur en mercure, d’après les recommandations de l’ANSES.

Le sucre fait-il vraiment tomber les cheveux ?

Le sucre raffiné ne provoque pas directement la chute des cheveux, mais une consommation excessive favorise une inflammation chronique qui peut perturber le cycle de vie des follicules pileux. Ce n’est pas une cause directe et isolée, mais un facteur aggravant qui s’ajoute à d’autres déséquilibres alimentaires ou hormonaux.

Faut-il arrêter l’alcool pour avoir de beaux cheveux ?

Il n’est pas nécessaire de supprimer totalement l’alcool, mais une consommation régulière et élevée nuit aux cheveux via les carences nutritionnelles qu’elle engendre (zinc, vitamines B) et la déshydratation chronique. Réduire sa consommation reste la mesure la plus efficace. Pour un entretien capillaire complet, notre article sur les techniques naturelles pour boucler ses cheveux propose des approches douces adaptées à différents types de cheveux.

Sources

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