Pourquoi faire un bilan de fertilité ?

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  • Post last modified:04/03/2022

Le bilan de fertilité test d'infertilité

De nombreux couples réalisent un bilan de fertilité parce qu’ils ne parvienent pas à avoir un enfant. La fertilité dépendante souvent de l’âge de la femme et aussi de la fréquence des rapports sexuels du couple. La capacité à procréer peut être modifiée par des causes pathologiques, chez la femme, chez l’homme ou mixtes.
Si vous êtes dans ce cas, peut-être devriez-vous faire un bilan de fertilité.

Avant de faire un bilan de fertilité

Avant de consulter un spécialiste de la fertilité, il est recommandé de vous adresser à un professionnel de santé. Ce peut être votre médecin traitant ou votre gynécologue car ils connaissent bien vos antécédents médicaux.

Ils pourront vous prescrire certains examens tels les courbes de températures. Il vous faudra les établir sur 3 mois environ pour donner une idée du déroulement de vos cycles et de votre ovulation.
Ces informations précieuses permettront de vous prendre en charge de manière efficace. De même, il vous sera prescrit d’autres examens aux dates les plus appropriées.

Dans un premier temps, votre médecin vous proposera peut-être des stimulations de l’ovulation. Si cela ne suffisait pas, une consultation auprès d’un spécialiste d’un centre d’AMP (Aide Médicale à la Procréation) est conseillée.

La première consultation, la plus longue et la plus importante, permettra d’établir un véritable programme d’examens et de bilans dont l’objectif est de découvrir rapidement les causes de votre infertilité et d’adapter les réponses médicales. Dès le début de la prise en charge, il est important de s’informer le plus complètement possible mais aussi de prendre conscience que cet accompagnement psychologique et médical aura un début et une fin et qu’il demandera une forte dose de motivation et de confiance de la part du couple.

Trouver un spécialiste de la fertilité

Consulter un spécialiste vous aidera à surmonter et résoudre vos problèmes de fertilité et par la suite à tomber enceinte.
Plusieurs situations sont possibles :

  • votre praticien habituel connaît une ou plusieurs équipes spécialisés et vous les recommande
  • vous pouvez être suivis dans un centre dont vous connaissez la réputation
  • vous pouvez rechercher des informations sur des sites spécialisés.

Dans la mesure du possible, optez pour un centre proche de votre domicile. En effet,  vous serez amenés à faire de fréquents déplacements pour subir les différents examens qui vous seront demandés.
De même, choisissez soigneusement le médecin qui vous accompagnera.
Dans ces moments délicats, certains couples aiment être rassurés et accompagnés. D’autres au contraire, souhaitent prendre le maximum de distance avec leur problème d’infertilité. Selon la sensibilité de chacun, vous saurez trouver le professionnel de santé dont vous avez besoin.
Dans tous les cas, pensez à vérifiez les disponibilités du médecin. Ceci afin de ne pas attendre plusieurs mois entre chaque rendez-vous.

Bilan fertilité : la première consultation

Cette première consultation est fondamentale car elle détermine l’ensemble de la prise en charge.
L’entretien débute par un questionnaire complet et minutieux. Certaines questions peuvent surprendre.
Le médecin procède ensuite à un examen médical de la femme et de l’homme.

De manière générale, le premier critère pris en compte par le médecin pour établir le « programme » de prise en charge est l’âge des deux membres du couple et en particulier de la femme. Au-delà de 35 ans, cette prise en charge sera accélérée.

Le questionnaire médical

Si certaines questions sont attendues, d’autres vous sembleront plus insolites ou plus indiscrètes. Pourtant toutes ont un lien avec une cause possible d’infertilité.

Il est probable que le médecin commencera par s’enquérir de votre vie sexuelle.
Pourrait-il exister des problèmes d’origine psychologique susceptibles de conduire à des rapports incomplets et donc non fécondants ? La fréquence des rapports est-elle suffisante ?
Le médecin vérifié que rien ne s’oppose à ce que vous ayez des rapports complets au bon moment du cycle ovulatoire. Ensuite, le médecin abordera les antécédents médicaux de la femme puis de l’homme.

Les questions posées à la femme 

Les questions sont nombreuses et précises : 

  • quelle est la fréquence des cycles et leur durée, 
  • les règles sont-elles douloureuses, à quel âge sont-elles apparues, sont-elles survenues naturellement ou a-t-il fallu les déclencher,
  • la puberté s’est-elle normalement déroulée, avez-vous des douleurs mammaires, des écoulements au niveau des seins,
  • avez-vous observé récemment une augmentation de votre pilosité,
  • avez-vous souffert d’infections génitales, fait une IVG, des fausses-couches, eu un curetage,
  • quelles sont les maladies graves dont vous avez été victime, les traitements que vous avez utilisés ou que vous suivez actuellement,
  • êtes-vous sous contraception, laquelle et depuis quand,
  • avez-vous des pathologies métaboliques ou hormonales notamment des troubles thyroïdiens ou du diabète,
  • quel est votre mode de vie, fumez-vous, consommez-vous des excitants ou des toxiques, consommez-vous des psychotropes,
  • avez-vous eu des opérations chirurgicales (en particulier l’appendicite), 
  • avez-vous déjà fait des grossesses extra-utérines, avez-vous déjà des enfants de cette union ou d’une union précédente ?

Les questions posées à l’homme

  • Avez-vous souffert d’une pathologie grave, d’une infection telle que les oreillons,
  • comment s’est déroulée la puberté,
  • avez-vous subi une intervention chirurgicale ancienne ou récente (appendicite, hernie inguinale, varicocèle, cryptorchidie, hypospadias…),
  • avez-vous parfois des difficultés pour uriner,
  • avez-vous été victime d’infections urinaires ou génitales, votre odorat est-il bon,
  • souffrez-vous de bronchopathie chronique, êtes-vous diabétique,
  • avez-vous été traité pour un ulcère, une hypertension et avez-vous pris des médicaments tels que la cimétidine ou un bêtabloquant,
  • avez-vous été victime d’un accident, de traumatismes ?

L'examen médical

L’examen médical de la femme

Le médecin cherchera si vos fonctions hormonales sont normales. Il notera en tout premier lieu votre poids. Un poids trop important induit une augmentation de la production d’hormones androgènes. Cet excès d’androgènes a une conséquence sur la fonction ovulatoire.
De même, une maigreur trop marquée s’accompagne volontiers d’aménorrhée (disparition des règles) ou de cycles anarchiques. Puis il s’intéressera à votre pilosité qui, elle aussi, peut être le signe d’un désordre hormonal. La palpation de la thyroïde aidera à détecter un éventuel problème thyroïdien.
Un examen minutieux des seins, visera notamment à rechercher un écoulement (galactorrhée). C’est le signe parfois, d’une hypersécrétion de prolactine pouvant être responsable d’une ovulation défaillante.
Ensuite l’examen gynécologique proprement dit sera effectué. Il permettra à la fois de vérifier l’intégrité des organes génitaux, la position du col, d’éventuels fibromes de l’utérus, des kystes de l’ovaire…
Enfin l’examen permettra d’estimer la qualité de la glaire cervicale qui, dans certains cas, peut faire barrage aux spermatozoïdes vers l’ovule.

L’examen médical de l’homme

Le médecin vérifiera si les testicules sont d’aspect normal.
Il recherchera notamment un varicocèle (varices autour du testicule), une inflammation au niveau de l’épididyme. Ou encore un discret gonflement de la poitrine (gynécomastie) signe d’un dérèglement hormonal.

Les examens complémentaires du bilan de stérilité

  • l’hystérographie
  • la courbe de température
  • le Test de Hühner
  • le spermogramme

L’hystéroscopie, l’échographie, les bilans hormonaux ou d’autres examens peuvent aussi être réalisés.

L’hystérographie

Pour s’assurer qu’il n’existe pas de présence de grossesse, cet examen est réalisé en début de cycle. Il est également vérifié qu’il n’y a pas d’infection génitale.
Cet examen vise à diagnostiquer une malformation de l’utérus non perceptible à l’examen clinique. Ou un accolement de ses parois (synéchie), un polype intra-cavitaire, une hyperplasie endométriale. Ou encore une obstruction des trompes.

La courbe de température

Cet examen simple et rapide à réaliser.
En outre, il est très riche en informations. Il permet notamment de vérifier si vous ovulez et si cette ovulation est régulière.

L’une des information concerne la progestérone. Cette hormone est sécrétée juste après l’ovulation. elle augmente de 0,3 à 0,5°C la température de votre corps pendant la douzaine de jours où elle est sécrétée.
En mesurant tous les jours votre température rectale le matin avant de vous lever, et en la notant sur un graphique donné par votre médecin, vous pourrez repérer cette élévation de température.
Si elle a réellement lieu, c’est le signe que l’ovulation vient de se produire.
Ainsi, les courbes de température ont donc plusieurs utilités. Il s’agit de vérifier la qualité de la fonction ovarienne, planifier un certain nombre d’examens qui doivent se faire à l’approche de l’ovulation. Ceci  afin de déterminer votre période la plus féconde, le jour-même pour prévoir des rapports sexuels ou une insémination avec le sperme de votre conjoint.
Cet examen simple a pourtant des limites : dans 10 % des cas, les courbes ne sont pas fiables.
En effet, la moindre infection peut provoquer une petite poussée de fièvre. De même, un changement d’horaire dans la prise de température peut influer sur la qualité de la mesure.

Le test de Hühner

Ce test est aussi appelé test post-coïtal. Il sert à vérifier la présence de spermatozoïdes masculins dans les voies génitales de la femme après un rapport en période d’ovulation.
C’est un test qui s’effectue dans les 2 jours qui précèdent l’ovulation (période où la glaire est la meilleure possible). Il consiste à programmer un rapport sexuel puis, dans les 8 à 18 heures qui suivent ce rapport, à prélever un peu de glaire dans les voies génitales de la femme.
On observe les qualités de cette glaire, la présence de spermatozoïdes, leur nombre, leur mobilité, la présence de cellules autres (leucocytes…).
Cet examen apporte de précieux renseignements sur le mucus cervical, sur le sperme et sur l’intéraction entre la glaire et le sperme.
Très simplement, si la glaire cervicale est de bonne qualité et que le nombre de spermatozoïdes présents ou mobiles est faible, on peut s’orienter vers une infertilité d’origine masculine.
Inversement, certaines glaires sont inhospitalières, et malgré un spermogramme normal, les gamètes de l’homme sont incapables de progresser dans ce milieu hostile. Il n’arrivent pas à avancer pour rejoindre l’ovule.

Le spermogramme

Le spermogramme est pratiqué à l’homme avant de se lancer dans des investigations approfondies chez la femme.
Pour faire l’examen, le sperme est obtenu par masturbation après lavage des mains et désinfection du gland.
Le recueil se fait le plus souvent au laboratoire.
Une abstinence de 3 jours est recommandée afin d’obtenir un sperme de qualité optimale.
Une fois ce prélèvement effectué, différents critères seront pris en considération dont le volume, la viscosité, la couleur et la concentration en spermatozoïdes. Ces derniers seront eux-mêmes observés et de nombreux paramètres étudiés. C’est-à-dire leur nombre, leur forme, leur motilité (capacité à avancer) et leur mobilité (capacité à bouger), leur vitalité…

L’hystéroscopie

Cet examen radiologique se pratique en introduisant une petite fibre optique à travers le col de la femme.
Cela permet de voir la qualité de l’endomètre, voire d’en prélever un fragment (biopsie) afin de rechercher une éventuelle infection.
Cet examen permet aussi d’apprécier l’imprégnation hormonale de cette muqueuse.
En même temps, de petits gestes chirurgicaux peuvent également être pratiqués au décours de l’examen (ablation d’un polype, résorption d’une synéchie…)

L’échographie

C’est l’examen de base qui servira non seulement au bilan mais également au monitorage des stimulations de l’ovulation. Très utile pour décompter et observer les follicules, adapter les doses d’hormones et décider du moment du déclenchement de l’ovulation.
Lors du bilan, l’échographie permet de détecter des polypes, fibromes ou adénomyomes. De même que des anomalies de l’appareil génital non perçues à la palpation, des malformations de la cavité, des kystes sur les ovaires….
De plus en plus d’échographies sont réalisées par voie vaginale, vous évitant ainsi de présenter à l’examen avec une vessie pleine !

Les bilans hormonaux

Effectués à partir d’une simple prise de sang, les dosages hormonaux sont réalisés pour vérifier le bon fonctionnement des gonades. Ils permettent aussi de dépister d’éventuelles pathologies endocriniennes ou explorer les commandes cérébrales qui gèrent les ovaires et les testicules.
Les bilans prescrits seront différents chez l’homme et chez la femme.
Chez la femme, les dosages hormonaux sont réalisés au 3ème jour du cycle menstruel.

Les autres examens du bilan de stérilité

En fonction des éléments de réponses de ce premier bilan, d’autres examens peuvent vous être proposés.
On citera notamment le caryotype, la cœlioscopie, l’épreuve au bleu, le test aux progestatifs ou le bilan immunologique. Ce dernier examen est destiné à rechercher des anticorps anti-spermatozoïdes chez vous ou votre conjoint.
Le caryotype consiste à analyser les chromosomes de l’homme et de la femme. C’est un examen de « seconde intention » est préconisé notamment en cas de fausses couches à répétition, ou d’anomalies génétiques connues dans la famille (ex. mucoviscidose).

La cœlioscopie permet d’examiner l’utérus, les ovaires et les trompes grâce à une fibre optique introduite dans la cavité abdominale.
L’examen, pratiqué sous anesthésie générale, aide à préciser le résultat d’une hystérosalpingographie, à visualiser une éventuelle endométriose ou des adhérences ou déceler un fibrome.

« L’épreuve au bleu » consiste à injecter un liquide bleuté par le col de l’utérus et à observer sa diffusion à partir des pavillons tubaires.
L’examen permet notamment de préciser une éventuelle obstruction des trompes ou des anomalies de la paroi tubaire.

Réalisé en cas d’aménorrhée, le test aux progestatifs consiste à prescrire à la femme un progestatif pur pendant une dizaine de jours.
À l’arrêt de ce traitement, si des règles surviennent, le médecin en conclut que l’ovaire sécrète des œstrogènes : l’anomalie est alors dite normo-œstrogénique. Dans le cas contraire, le test est dit négatif, l’aménorrhée est hypo-œstrogénique.

Nous espérons vous avoir éclairé sur les différents tests et examens utiles pour faire un bilan de stérilité. 
Le maître mot dans cette aventure est la patience.
Votre couple doit rester confiant et soudé car le processus est parfois long.
Mais si au bout, vous trouvez la solution à votre problème d’infertilité, vous aurez la chance de vivre le miracle de la grossesse et celle d’avoir un enfant… Le jeu en vaut la chandelle, n’est ce pas !

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